mercredi 8 mars 2017

CE SINGE QUEL SAGOUIN

Debout de 5h20 à 22H, l'horaire des cours étant assez chargé, les journées bien remplies sous cette chaleur (même pour les indiens et à cette époque de l'année elle est exceptionnelle), font que quand c'est possible, une rapide petite sieste s'impose. 

Ainsi, il y a quelques jours, assoupi, dans un demi-sommeil, un bruit inhabituel me fait sursauter. Un singe dans ma chambre. 

Il s'est emparé d'un sac orange, sac dans lequel j'avais rangé mon seul achat du coin: 4 petites statuettes de musiciens. Je bondis du lit en lui hurlant dessus. 

Et le voilà déjà sur le rebords du balcon où il a rejoint un plus petit qui se montre d'emblée très agressif dès mon apparition. 

Passés sur le balcon d'à côté le plus grand déchire à belles dents sac et chacun des emballages sous la garde de l'autre qui me montre avec moultes cris à l'appui qu'il possède déjà une bien belle dentition prometteuse... 

Dans l'entretemps, mon voisin de chambrée est arrivé. J'ai crié tellement fort qu'il m'a entendu de sous sa douche. Après une "certaine durée", les singes s'en vont abandonnant le tout sur place. 

Le temps que je passe d'un balcon à l'autre - c'est haut et là où poser mon pied c'est étroit, mais la colère aidant je n'y prête guère attention - le plus grand est déjà revenu et reparti avec le seul emballage pas encore ouvert. 

Heureusement Eymard, sorti dans le couloir le voit et lui lance une bouteille en plastique qui le fait rebrousser chemin et s'asseoir sur le rebords de l'immeuble d'à-côté où, le dernier emballage déchiqueté, il se rend enfin compte qu'il n'y a décidément pas de nourriture et s'en va abandonnant là son butin. 

La grande taille d'Eymard lui permet, en se penchant très fort de récupérer cette 4ème statuette. Tout est bien qui finit bien si ce n'est qu'il me faut maintenant repasser sur mon balcon, et que - la colère passée - je me rend compte cette fois et de la hauteur et de la taile du rebords. 

Il faudra m'y reprendre à plusieurs fois et l'aide active d'Eymard pour que j'ose me déséquilibrer de ce qu'il faut pour poser le pied sur le mince rebord et à petits pas (plutôt qu'un grand bond), m'appuyant dès que possible à sa main, pour finir par me coucher sur la balustrade et me laisser retomber sur le balcon. 

Depuis, curieusement, je dors la porte de ma chambre fermée.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire